Egypte-Algérie, La Fifa précoccupée
Au lendemain des images montrant le bus de la sélection algérienne «caillassé» et plusieurs joueurs blessés*, la tension est à son maximum à un peu plus de vingt quatre heures du match Egypte-Algérie, samedi au Caire. Dans ce contexte bouillant, la fédération internationale (FIFA) a demandé aux autorités égyptiennes de tout mettre en oeuvre pour permettre le bon fonctionnement de la rencontre. «Nous avons réitéré auprès de la Fédération égyptienne la demande que toutes les mesures de sécurité soient prises pour que ce match puisse avoir source:lieu. Nous avons reçu le rapport des délégués de la FIFA sur place et sommes en train d'étudier tous les éléments», a confié vendredi un porte-parole de l'institution à l'AFP. La FIFA communiquera dans la journée sa décision quant à la tenue du match, prévu samedi à 18h30.
La presse égyptienne accuse les joueurs algériensSuite à cet incident, la presse égyptienne a dénoncé, vendredi, l'attitude de la délégation algérienne. «Le bus transportant les joueurs de l'équipe (d'Algérie) de l'aéroport à l'hôtel a été confronté à un incident étrange, lorsque certains joueurs ont commencé à détruire les vitres du véhicule en prétendant avoir été la cible de jets de pierres», se permet même d'affirmer le quotidien Al-Ahram.
De son côté, le quotidien Al-Chourouq a qualifié l'incident de «crise montée de toutes pièces», expliquant également que les vitres du bus avaient été brisées «de l'intérieur et non de l'extérieur du bus comme l'ont prétendu les membres de l'équipe d'Algérie». Pour le journal, les Algériens auraient décidé de «monter un problème de toutes pièces afin de servir leur position au cas où ils perdraient». Quant au quotidien gouvernemental Al-Gomhouriya, il va encore plus loin, accusant la délégation algérienne d'avoir agressé le chauffeur du bus, témoignage de ce dernier à l'appui...
* Selon Walter Gagg, représentant de la Fifa, trois joueurs ont été blessés : Kaled Lemmouchia au cuir chevelu, Rafik Halliche au-dessus de l'oeil, à l'arcade sourcilière, et Rafik Saïfi au bras.
l'Equipe